Le premier jour du reste du mois de mars

Deuxième rendez-vous de début de mois pour écrire un début de nouveau moi, de soi, de vous, de nous. C’est à la fois excitant et inconfortable. Un mélange de joie d’être au rdv et de malaise de ne pas savoir quoi écrire. Qu’est ce que je vais bien pouvoir raconter ? Plein de ce mois qui est terminé et encore vide de celui qui s’annonce, j’écoute résonner cette phrase de l’imposteur présent ce matin qui parle de vouloir faire plaisir, répondre aux attentes, servir à quelque chose …

L’utilité. LE grand sujet existentiel .

Comme si trouver la réponse de ce à quoi je sers me donnera plus de légitimité à le vivre. Comme si savoir d’avance ce que je viens écrire ici me donnera davantage de sens pour l’écrire. Et si l’expérience d’être ici était précisément l’inverse. Et si bons nombres de doutes, de peurs figeantes prenaient racine dans cette question de savoir à quoi cela sert. Pourquoi argumenter la valeur ou la pertinence d’un acte, d’un choix et même d’un Etre uniquement en fonction de la capacité à son environnement de le recevoir et l’accueillir ? N’est ce pas ce qui a été décrié avant-garde, utopique, irréaliste même, qui a inspiré à voir, faire et vivre autrement ?

Juger l’utilité sur l’instantanéité de la correspondance avec l’instant tue la nouveauté dans l’œuf. En cet fin d’hiver qui accueille fleurs et bourgeons, promesses de nouveauté, il serait déplacé et même incongru de les juger inutiles parce qu’ils ne correspondent aux fruits et feuilles attendus. Alors même si j’ai perdu parfois pieds en février sur le sens et l’utilité de ce que je faisais et comment je le faisais, je vois ce matin à l’orée de mars qu’une certitude supplémentaire demande à mourir pour laisser place à la suite du déploiement. Celle qui dis -je sais- et qui s’argumente par elle même sur le simple fait que ça a marché ou ça a donné quelque chose de satisfaisant à un moment donné. Mais n’est ce justement pas cela le renouveau? Oser se détacher de ce qui a été juste à un moment donné avant que cela deviennent des certitudes gravées et indéboulonnables? Je me réjouis ainsi de la lumière qui s’intensifie à mesure que j’approche de la sortie de la grotte hivernale tout en prenant soin de poser mes derniers pas dans le noir de cette caverne qui a pris soin, elle aussi, pour m’aider à me régénérer…Et ce, simultanément.

Simultanément. Ce qui ne veut pas dire au même moment. Et cette période transitoire entre deux saisons demande cette acuité et vigilance de ne pas tout mélanger. De finir ce qu’il y a finir même si la nouveauté appelle. De commencer ce qui appelle même si tout l’ancien n’est pas clos. D’œuvrer dans les deux dimensions en alternance est la douce recette que je m’offre dans ces entre-deux pour vivre l’équilibre de la charnière. En alternance sans schizophrénie. Je peux être un vieillard mourant sur un sujet et jeune poupon sur un autre. Les deux ont leurs vertus et leurs écueils. Prendre soin des deux en alternance stoppe le combat intérieur et laisse le temps à chacun de prendre sa juste place dans la transmission et le soutien mutuels.

Je suis à la fois l’hummus qui se décompose pour nourrir la graine et la graine qui pousse.

Si ces lignes ont arrosé votre Terre, défricher le terrain, éclairé vos jeunes pousses, j’en suis heureux. Merci de leur avoir donné une seconde utilité après la première qui a été de les écrire. Faites passer 😉

Je vous souhaite un mois de mars dans une bascule ajustée entre l’ancien et le nouveau et l’évidence de votre utilité.

A bientôt.

Le premier jour du reste du mois

Le premier jour du reste du mois

Soyez la/le bienvenue dans ces pages. J’ai appelé ce nouveau rendez-vous mensuel le premier jour du reste du mois comme un rituel de passage. Un moment charnière où je me pose tous les premiers du mois pour prendre rdv avec moi -même et faire le point, goûter la jachère, la suspension, digérer, intégrer, infuser ce qui a été. M’offrir et vous offrir du rien pour laisser émerger ce qui est et ce qui s’invite pour demain.

C’est le bouclage de boucle que j’accompagne tous les jours : cette charnière du deuil de l’ancien et le choix du nouveau.

Le fil de la pelote que je tenais avant de prendre mon clavier était l’élan de m’offrir une routine mensuelle pour explorer et faire le tri par écrit. Je n’avais rien d’autre. C’est juste magique, le process opère à l’instant ! C’est précisément en écrivant ces quelques lignes que je vois apparaitre une possible structure de mon rdv avec vous ici. Une première partie sur ce qui s’est passé et une seconde sur ce que je vois s’inviter pour demain. Un temps d’écriture (et de lecture pour vous) pour s’arrêter et s’offrir cette suspension légère et/ou cet encrage profond selon comment vous vivez le fait d’arrêter la course du faire.

En plus d’avoir envie que la rubrique blog de triconscient.fr soit autre chose qu’une coquille vide ou presque, mon expérience d’auteur d’article mensuel pendant près d’un an pour EspritBerry.fr a fini de convaincre mon aquoiboniste à lâcher.

Je suis capable de le faire pour les autres, alors pourquoi pas pour moi ?

Vous connaissez cette phrase ? Parfois la demande de l’extérieure est souvent un tremplin pour s’expérimenter dans des chemins de traverses insoupçonnés. Dans le cas présent c’était davantage la régularité de la commande qui me paraissait hors de portée plutôt que de créer du contenu sur mon expertise. Et c’est souvent le cas. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais plutôt le temps de les vivre ou pire de se les autoriser qui font défaut.

C’est pourquoi le simple fait de prendre rdv tous les mois avec vous (et d’abord avec moi) est déjà délicieux et plein, même si les pages blanches qui m’attendent sont encore vides.

La bonne résolution n’est pas toujours dans le résultat mais dans la posture pour vivre l’action qui mène au résultat. Comme je le goûte ici maintenant, je n’ai pas besoin de savoir quoi écrire pour m’offrir ce temps d’écriture. A nouveau le contenant n’est pas une fin en soi quand le contenu est identifié. Et le contenu est ainsi libre de prendre la forme adéquate sans jamais se laisser emprisonné par une forme de contenant prédéfini.

Je sais donc que je me donne rendez vous une fois par mois ici, avec vous, pour vivre l’instant présent, regarder dans le rétro, métaboliser le chemin, semer les graines pour demain, écouter les rêves, l’intuition, les sensations, pour m’inviter et vous inviter à vivre l’expérience consciente d’être unique comme tout le monde. Et pour le reste je verrai sur le chemin.

Alors pour ne pas sacrifier son instinct et ses envies les plus essentiels comme le dit Etienne Daho dans son premier jour du reste de ta vie je vous souhaite en ce début février d’écrire le premier jour du reste de votre mois avec liberté, audace et foi en vous.

A bientôt.

La fin est le début d’autre chose…

La fin est le début d’autre chose…

Quel paysage hier soir dans notre ballade en forêt, en tribu…
Les pieds dans les bottes, dans la boue, ancrés par les bisous ventouses de la Terre qui font « shplock » à chaque pas, lever la tête et s’émerveiller du spectacle.

Silencieux, immobile… se délecter de ce crépuscule…Quelle beauté. Quelle simplicité. Quelle pureté. Une magnifique invitation à se délester de la peur de la fin. La regarder en face et la trouver belle (aussi)…Dans ce qu’elle est et dans son annonce de l’aube.
Regarder que le cycle est perpétuel et non répétitif. Les jours se suivent mais sont tous unique.

S’attacher, garder, conserver dans la résistance revient à ne pas croire à l’aube après la nuit.

« Je suis tellement convaincu que sans ça je ne suis plus…»
C’est cette conviction qui grippe le cycle fluide et abondant du mouvement de la vie.
Cette convocation qui sclérose les placards, les idées, les potentiels…

Tout commence par faire de la place et accueillir ses inquiétudes, ses questionnements sur « après? » pour pouvoir ouvrir les yeux sur cette beauté de la fin et glisser tranquillement dans ce qui se finit parce que nous y allons… dans la suite… comme tous les matins.

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Enfin la MasterClass !

Enfin la MasterClass !

Vous l’attendiez ! La Voici !

Le premier module de la MasterClass triconscient met le focus sur les livres, les photos, les papiers, les vêtements. Pour votre plus grand plaisir. Votre maison vous dis déjà Merci!!! Toutes les infos juste ici.

Profitez de 50€ de réductions en vous inscrivant aux 4 chapitres avant lundi 16 novembre minuit.

Avec joie de vous accompagner sur le chemin de la légèreté et de la liberté!

Posez votre question ici 😉

Ancrage et Souplesse

Ancrage et Souplesse

Quoi de plus prioritaire dans la tempête que de muscler son ancrage et sa souplesse? Avec la force du chêne et la souplesse du roseau combinons nos forces opposées pour réaffirmer notre fougue, notre détermination, notre passion pour vivre notre place avec calme et précision.

Parce qu’il est simple de se perdre dans les multiples sujets et dimensions impactés par le chaos que nous traversons, revenons non seulement chez nous mais en nous. En commençant par trier ce qui fait sens dans nos choix, nos postures, nos envies, nos aspirations, nos rêves. Et histoire de s’aiguiser pour les vivre pleinement appliquons les d’abord dans le concret. Allons rencontrer nos placards, nos fonds de tiroirs, nos garages et greniers pour clarifier nos espaces de vie.

Notre chez nous : là où commence la sécurité, l’accueil, la paix, le calme. Là où nous pouvons nous ressourcer pour recouvrir notre énergie et surfer sur la vague comme le surfer qui trouve à chaque instant sa stabilité dans l’instabilité.

Et pour vous y aider ce mois ci une nouvelle conférence qui vous met le pied à l’étrier Trier Ok! Mais par quoi commencer? Et une MasterClass Comment trier…? qui met le focus sur les livres, les photos, les papiers, les vêtements.

A bientôt et bons tris conscients.

Prenez soin de vous ;))

Thomas