La VIVRE pas la prendre

La VIVRE pas la prendre

Quand j’entends dans une phrase la formule « prendre ma place » j’entends une force qui pousse des coudes. Mais nous n’avons rien à forcer pour être à notre place, nous l’avons ! Nous sommes des êtres vivants, vibrants, ressentants, réfléchissants, agissants. Vivre qui nous sommes fait que nous prenons intrinsèquement notre place.

Nous n’avons pas à PRENDRE notre place nous avons à la VIVRE.

Prendre sa place annonce un espace. Une position dans un contexte plus large. Et ce contexte est une famille d’origine avec ses lignées, ses parents et sa fratrie. C’est aussi sa famille actuelle, son couple, ses enfants, ou encore son cercle d’amis ou de collégues et toutes les relations qui font se poser cette question « où suis-je là dedans, qui suis-je ici… »

Il s’agit donc de retourner dans son espace personnel, intime, unique : chez SOI. Retourner chez soi pour saisir la multitude de nos branches de l’arbre que nous sommes et voir quoi faire entrer et quoi laisser à la porte dans chacun des espaces qui nous constitue.

Vivre sa place commence par écouter ce qui est juste pour soi.

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ECOUTER SENTIR EXPERIMENTER CHOISIR

Ecouter commence par se taire et laisser entrer le vide du silence pour laisser émerger l’essentiel: ce qui appelle présentement. Ecouter ce qui est juste pour soi se poursuit en sentant si les expériences vécues au quotidien élèvent ou plombent. Parce que la vie est une expérience et ce qui est vivant s’expérimente.

L’information perçue dans le ressenti de ce qui est bon pour soi a besoin d’être expérimenté: de passer dans la matière, dans le concret, dans le vécu pour vérifier l’intuition et définir si oui ou non je garde ou je laisse.

Je valide ou je ne valide pas. Et cette validation est notre. Personne ne peut dire ce qui est juste et bon pour nous. Nous pouvons accueillir un conseil, une proposition, une supposition mais en aucun cas les laisser décider nos choix sous prétexte qu’ils ont été porteurs pour le conseiller qui vous les offre.

C’est pour cette raison que j’affectionne particulièrement cette posture de maïeuticien que je tiens dans mes accompagnements et séminaires. Ecouter vos réponses que vous n’entendez pas encore et vous les offrir par plusieurs expériences au service de VOTRE PLACE.

Au plaisir de vous accompagner sur ce chemin d’être VOUS.

Bienvenue chez Vous.

Séminaire VIVRE SA PLACE Chapitre 1 Avec soi du 8 au 11 juillet 2021 https://www.weezevent.com/vivre-sa-place-chapitre-1-avec-soi

Séminaire Expérientiel

Séminaire Expérientiel

4 jours pour retourner au cœur de soi dans un écrin de nature douce et sauvage. Parce que le mode d’emploi n’est pas à l’extérieur il est judicieux de retrouver le point de départ pour dérouler et avancer sur le chemin: être chez soi.

4 jours dans cette magnifique reculée jurassienne des Planches près Arbois pour accueillir ce qui n’a plus lieu d’être et accompagner l’émergence de ce qui appelle.

4 jours soutenus par ma vision du tri en conscience et l’énergie d’un groupe et des éléments pour accoucher de soi même.

Bienvenue dans VIVRE SA PLACE https://www.weezevent.com/vivre-sa-place-chapitre-1-avec-soi

Le premier jour du reste du mois de mars

Deuxième rendez-vous de début de mois pour écrire un début de nouveau moi, de soi, de vous, de nous. C’est à la fois excitant et inconfortable. Un mélange de joie d’être au rdv et de malaise de ne pas savoir quoi écrire. Qu’est ce que je vais bien pouvoir raconter ? Plein de ce mois qui est terminé et encore vide de celui qui s’annonce, j’écoute résonner cette phrase de l’imposteur présent ce matin qui parle de vouloir faire plaisir, répondre aux attentes, servir à quelque chose …

L’utilité. LE grand sujet existentiel .

Comme si trouver la réponse de ce à quoi je sers me donnera plus de légitimité à le vivre. Comme si savoir d’avance ce que je viens écrire ici me donnera davantage de sens pour l’écrire. Et si l’expérience d’être ici était précisément l’inverse. Et si bons nombres de doutes, de peurs figeantes prenaient racine dans cette question de savoir à quoi cela sert. Pourquoi argumenter la valeur ou la pertinence d’un acte, d’un choix et même d’un Etre uniquement en fonction de la capacité à son environnement de le recevoir et l’accueillir ? N’est ce pas ce qui a été décrié avant-garde, utopique, irréaliste même, qui a inspiré à voir, faire et vivre autrement ?

Juger l’utilité sur l’instantanéité de la correspondance avec l’instant tue la nouveauté dans l’œuf. En cet fin d’hiver qui accueille fleurs et bourgeons, promesses de nouveauté, il serait déplacé et même incongru de les juger inutiles parce qu’ils ne correspondent aux fruits et feuilles attendus. Alors même si j’ai perdu parfois pieds en février sur le sens et l’utilité de ce que je faisais et comment je le faisais, je vois ce matin à l’orée de mars qu’une certitude supplémentaire demande à mourir pour laisser place à la suite du déploiement. Celle qui dis -je sais- et qui s’argumente par elle même sur le simple fait que ça a marché ou ça a donné quelque chose de satisfaisant à un moment donné. Mais n’est ce justement pas cela le renouveau? Oser se détacher de ce qui a été juste à un moment donné avant que cela deviennent des certitudes gravées et indéboulonnables? Je me réjouis ainsi de la lumière qui s’intensifie à mesure que j’approche de la sortie de la grotte hivernale tout en prenant soin de poser mes derniers pas dans le noir de cette caverne qui a pris soin, elle aussi, pour m’aider à me régénérer…Et ce, simultanément.

Simultanément. Ce qui ne veut pas dire au même moment. Et cette période transitoire entre deux saisons demande cette acuité et vigilance de ne pas tout mélanger. De finir ce qu’il y a finir même si la nouveauté appelle. De commencer ce qui appelle même si tout l’ancien n’est pas clos. D’œuvrer dans les deux dimensions en alternance est la douce recette que je m’offre dans ces entre-deux pour vivre l’équilibre de la charnière. En alternance sans schizophrénie. Je peux être un vieillard mourant sur un sujet et jeune poupon sur un autre. Les deux ont leurs vertus et leurs écueils. Prendre soin des deux en alternance stoppe le combat intérieur et laisse le temps à chacun de prendre sa juste place dans la transmission et le soutien mutuels.

Je suis à la fois l’hummus qui se décompose pour nourrir la graine et la graine qui pousse.

Si ces lignes ont arrosé votre Terre, défricher le terrain, éclairé vos jeunes pousses, j’en suis heureux. Merci de leur avoir donné une seconde utilité après la première qui a été de les écrire. Faites passer 😉

Je vous souhaite un mois de mars dans une bascule ajustée entre l’ancien et le nouveau et l’évidence de votre utilité.

A bientôt.

Le premier jour du reste du mois

Le premier jour du reste du mois

Soyez la/le bienvenue dans ces pages. J’ai appelé ce nouveau rendez-vous mensuel le premier jour du reste du mois comme un rituel de passage. Un moment charnière où je me pose tous les premiers du mois pour prendre rdv avec moi -même et faire le point, goûter la jachère, la suspension, digérer, intégrer, infuser ce qui a été. M’offrir et vous offrir du rien pour laisser émerger ce qui est et ce qui s’invite pour demain.

C’est le bouclage de boucle que j’accompagne tous les jours : cette charnière du deuil de l’ancien et le choix du nouveau.

Le fil de la pelote que je tenais avant de prendre mon clavier était l’élan de m’offrir une routine mensuelle pour explorer et faire le tri par écrit. Je n’avais rien d’autre. C’est juste magique, le process opère à l’instant ! C’est précisément en écrivant ces quelques lignes que je vois apparaitre une possible structure de mon rdv avec vous ici. Une première partie sur ce qui s’est passé et une seconde sur ce que je vois s’inviter pour demain. Un temps d’écriture (et de lecture pour vous) pour s’arrêter et s’offrir cette suspension légère et/ou cet encrage profond selon comment vous vivez le fait d’arrêter la course du faire.

En plus d’avoir envie que la rubrique blog de triconscient.fr soit autre chose qu’une coquille vide ou presque, mon expérience d’auteur d’article mensuel pendant près d’un an pour EspritBerry.fr a fini de convaincre mon aquoiboniste à lâcher.

Je suis capable de le faire pour les autres, alors pourquoi pas pour moi ?

Vous connaissez cette phrase ? Parfois la demande de l’extérieure est souvent un tremplin pour s’expérimenter dans des chemins de traverses insoupçonnés. Dans le cas présent c’était davantage la régularité de la commande qui me paraissait hors de portée plutôt que de créer du contenu sur mon expertise. Et c’est souvent le cas. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais plutôt le temps de les vivre ou pire de se les autoriser qui font défaut.

C’est pourquoi le simple fait de prendre rdv tous les mois avec vous (et d’abord avec moi) est déjà délicieux et plein, même si les pages blanches qui m’attendent sont encore vides.

La bonne résolution n’est pas toujours dans le résultat mais dans la posture pour vivre l’action qui mène au résultat. Comme je le goûte ici maintenant, je n’ai pas besoin de savoir quoi écrire pour m’offrir ce temps d’écriture. A nouveau le contenant n’est pas une fin en soi quand le contenu est identifié. Et le contenu est ainsi libre de prendre la forme adéquate sans jamais se laisser emprisonné par une forme de contenant prédéfini.

Je sais donc que je me donne rendez vous une fois par mois ici, avec vous, pour vivre l’instant présent, regarder dans le rétro, métaboliser le chemin, semer les graines pour demain, écouter les rêves, l’intuition, les sensations, pour m’inviter et vous inviter à vivre l’expérience consciente d’être unique comme tout le monde. Et pour le reste je verrai sur le chemin.

Alors pour ne pas sacrifier son instinct et ses envies les plus essentiels comme le dit Etienne Daho dans son premier jour du reste de ta vie je vous souhaite en ce début février d’écrire le premier jour du reste de votre mois avec liberté, audace et foi en vous.

A bientôt.

La fin est le début d’autre chose…

La fin est le début d’autre chose…

Quel paysage hier soir dans notre ballade en forêt, en tribu…
Les pieds dans les bottes, dans la boue, ancrés par les bisous ventouses de la Terre qui font « shplock » à chaque pas, lever la tête et s’émerveiller du spectacle.

Silencieux, immobile… se délecter de ce crépuscule…Quelle beauté. Quelle simplicité. Quelle pureté. Une magnifique invitation à se délester de la peur de la fin. La regarder en face et la trouver belle (aussi)…Dans ce qu’elle est et dans son annonce de l’aube.
Regarder que le cycle est perpétuel et non répétitif. Les jours se suivent mais sont tous unique.

S’attacher, garder, conserver dans la résistance revient à ne pas croire à l’aube après la nuit.

« Je suis tellement convaincu que sans ça je ne suis plus…»
C’est cette conviction qui grippe le cycle fluide et abondant du mouvement de la vie.
Cette convocation qui sclérose les placards, les idées, les potentiels…

Tout commence par faire de la place et accueillir ses inquiétudes, ses questionnements sur « après? » pour pouvoir ouvrir les yeux sur cette beauté de la fin et glisser tranquillement dans ce qui se finit parce que nous y allons… dans la suite… comme tous les matins.

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