La lumière change, se fait plus présente.Les perce-neige portent bien leurs noms cette année. Le printemps est à la porte. Mais l’hiver nous rappelle à son bon souvenir. Il a quelque chose à ajouter!

WoW comme ça pique ce matin! Sur le quai, ça se tapotent les jambes, frappent des mains, des pieds. Ce froid met en mouvement…De ce mouvement imprévu qui déniche des ressources insoupçonnées. Ce mouvement provoqué par l’extérieur qui fait franchir ses propres limites.

Alors même si ce froid que je prends comme une claque, mord et pique il a néanmoins quelques vertus. Il mobilise, secoue et réveille les ressources profondes. Comme la contrainte qui est en réalité une invitation à faire autrement. Alors oui ça pique, c’est inconfortable. L’envie que ça se termine est légitime car la souffrance n’a de sens que si elle est au service du processus, du mouvement, de la vie justement. Mais cette contrainte, dans sa force et sa durée, est le juste rappel du processus en cours. Cet Hiver qui rappelle qu’il est encore là invite à vivre cette saison jusqu’au bout et quand j’extrapole : de finir de regarder les fonds de placards à épurer, de regarder de plus près les deuils à faire de ce qui n’a plus lieu d’être. D’approfondir encore un peu plus -tout ceci d’obsolète- laissé de côté par habitude. Aller, encore un peu de courage de patience et de persévérance, le printemps approche mais il y a encore quelques fonds de pots à conscientiser. Inspirez profondément cet air froid qui réveille et muscle la capacité à se rassembler, d’aller à l’essentiel, d’être efficace voir fulgurant. Laissez vous électriser (comme moi a l’instant) par ces frissons qui traversent de haut en bas. Le réveil avant le réveil (printanier).Mon train est là. Je vais pouvoir aller me réchauffer en m’inspirant de cette fulgurance de l’hiver et la mettre en action pour fignoler les deuils du cycle qui se termine.

Partagez en commentaire vos deuils de cet hiver 2017/18. Les écrire et savoir qu’ils sont vus (et parfois partagés et reconnus) aident à boucler les boucles. La puissance du partage 😉